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Le lait de vache et les produits laitiers ont longtemps été considérés comme indispensables à une alimentation équilibrée. Mais ils font aujourd’hui l’objet d’interrogations de la part d’un nombre grandissant de scientifiques et de médecins. Que sait-on au juste des véritables effets des produits laitiers sur la santé ? Faut-il vraiment en consommer jusqu’à quatre par jour ?
Les produits laitiers sont-ils vraiment "nos amis pour la vie", comme l’affirme le slogan publicitaire ? Oui, répondent les autorités de santé. Ainsi, le Plan national nutrition santé (PNNS), élaboré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), recommande d’en consommer 3 à 4 par jour pour s’assurer un apport suffisant en calcium (1g).
Les produits laitiers protégeraient aussi de certaines infections et aideraient à faire baisser la tension. Bref, hormis pour les personnes allergiques aux protéines du lait et les intolérants au lactose, ils "apportent des bienfaits à tous les âges", résume le Centre de recherche et d’informations nutritionnelles (Cerin), qui se présente comme le "département santé de l'interprofession des produits laitiers".
"Paradoxe du calcium"
Or, ces allégations sont de plus en plus remises en question, même si cette tâche est ardue, tant l’enjeu économique est colossal. A 20 milliards d’euros par an de chiffre d’affaires, l’industrie laitière représente 1/5e de celui du secteur agro-alimentaire français. Et elle ne lésine pas sur la publicité : selon Kantar Media, un institut spécialisé dans l'étude des marques dans les médias et la publicité, elle y a consacré 521 millions d'euros en 2009.
Pour Thierry Souccar, journaliste scientifique, ce fort lobbying a, notamment, inspiré les recommandations du PNNS : "Avec de tels chiffres, les pouvoirs publics ont intérêt à stimuler la consommation. Quant aux nutritionnistes qui relaient ces conseils, je pense qu’ils ont été mal informés."
En 2008, Thierry Souccar publie "Lait, mensonges et propagandes", qui dénoncent notamment la partialité des études scientifiques, souvent financées tout ou partie par l’industrie laitière. Il recense près de 250 publications parues dans des revues médicales renommées.
Une majorité montre que "le calcium laitier ne réduit pas le risque d'ostéoporose car les protéines animales présentes dans le lait ne lui permettent pas de se fixer correctement", explique-t-il. "L’OMS appelle cela "le paradoxe du calcium" : les pays où l’on consomme le plus de lait sont aussi les plus touchés par les fractures du col du fémur dues à l’ostéoporose."
Le lait en excès, cause de cancer ?
Ce livre est préfacé par le Pr Henri Joyeux, chirurgien-oncologue à Montpellier, spécialiste des relations entre alimentation et cancer. Estimant que "la consommation de 3 à 4 produits laitiers par jour est une aberration", il considère que "le meilleur calcium est d'origine végétale : associé à la vitamine C, il est absorbé jusqu'à 75% par notre tube digestif alors que le calcium animal l’est, au plus, à 40%". Il recommande donc des fruits et légumes frais et des légumineuses en quantité, "cuits à la vapeur douce pour préserver leur teneur en vitamine C" et surtout, "bien mastiqués".
Plus préoccupant : une étude canadienne, présentée en septembre 2010 lors des 6es Journées nationales de la prostate, confirme l’existence d’un lien entre une consommation de calcium animal supérieure à 2g par jour et un risque accru de 35% de cancer de la prostate.
Le Pr David Khayat, chef du service de cancérologie à la Pitié-Salpêtrière à Paris, souligne qu’il s’agit d’une étude nord-américaine et que "ces 2g par jour sont très éloignés des habitudes de consommation françaises". Mais Thierry Souccar rappelle qu’une vaste étude menée par l'Institut américain de recherche contre le cancer "a déjà montré que plus de 1,5g de calcium animal par jour constituait une cause probable pour ce cancer".
Un risque de crise sanitaire
Le Pr Joyeux ne cantonne pas ce risque au seul calcium : "Les hormones stéroïdes et les facteurs de croissance présents dans les produits laitiers sont aussi en cause. Ces composants peuvent jouer un rôle de perturbateurs endocriniens et agir négativement au niveau de la prostate chez l'homme et des glandes mammaires chez la femme."
C’est pourquoi, au nom du mouvement Familles de France, dont il est le président, il a saisi l’Anses en juillet 2010 pour que leurs experts répondent de manière chiffrée à cette question : quels sont les taux des facteurs de croissance dans les principaux produits laitiers que nous consommons ? "Les réponses m’ont été promises pour mai 2011", nous dit-il.
Les produits laitiers sont-ils donc bons ou mauvais ? La réponse est ambivalente, selon le Pr Khayat, qui prône "la modération, comme pour toute chose". De son côté, le Pr Joyeux répond qu’il "n’existe aucune preuve scientifique sérieuse pour affirmer qu’il faille consommer 3 à 4 laitages par jour pour sa santé", et en conseille "un à deux au maximum". Au-delà, affirme Thierry Souccar, "on s’expose, à terme, à un risque de crise sanitaire, tout comme on a réalisé, un peu tard, que nous consommions trop de sel".
Source : Alexandra Capuano
MHC
Les algues vertes, un remède aux eaux radioactives ?
Des scientifiques de l'Université de Northwestern et du laboratoire national de l'Argonne (USA) ont trouvé que certaines algues d'eau douce avaient la capacité d'extirper le strontium 90 contenu dans les eaux usées radioactives.
Cette nouvelle serait la bienvenue et d'une grande utilité pour aider les autorités nippones à éliminer les déchets radioactifs qui se seront déversés près de la centrale atomique de Fukushima Daichi.
Les scientifiques ont découvert que le processus de nettoyage commençe au moment où les algues vertes absorbent en premier le strontium, puis le calcium et enfin le baryum. Le strontium et le baryum se retrouvent sous forme de cristaux à l'intérieur même de chaque cellule algale. Et même si les cristaux restent à l'intérieur des cellules, les algues ont cette propriété de filtrer et d'excrèter le calcium ainsi que d'autres minéraux présents. Le strontium se retrouve alors isolé, et pourra faire ultérieurement l'objet d'un traitement spécifique.
Les chercheurs doivent encore déterminer la meilleure façon d'exploiter les capacités de ce type d'algue. En effet, celle-ci ne sait pas "encore" faire la distinction entre un strontium radioactif et un strontium inactif, car tous les deux sont chimiquement identiques. Par ailleurs, on ne sait pas non plus comment les algues se comporteraient dans un environnement hautement radioactif. Du côté des bonnes nouvelles, on sait que les chercheurs sont en mesure de manipuler les algues de façon à ce qu'elles ciblent davantage le strontium, en les éliminant autant que possible.
Les États-Unis stockent déjà plus de 300 millions de litres de déchets radioactifs non traités, dans lequel le strontium 90 représente une part importante.
En l'absence d'améliorations à court terme de la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima, il y aura forcément une augmentation des volumes à traiter, avec des menaces de déversements accidentels. Le strontium 90 reste potentiellement dangereux : une exposition à long terme à cet élément chimique augmente considérablement le risque de cancer car son isotope se substitue au calcium dans les os.
Les scientifiques sont maintenant persuadés que des algues pourraient être un facteur clé dans le traitement des éléments radioactifs, comme elles l'ont prouvé antérieurement en survivant à des endroits hostiles à l'homme.
source : enerzine.com
MHC
L'aspartame à nouveau dans le collimateur des scientifiques
Des scientifiques et des médecins du réseau environnement santé réclament une diminution des doses d'aspartame autorisées dans les produits alimentaires.
Le débat sur l'aspartame est de nouveau relancé. Cet édulcorant de synthèse se retrouve dans plus de 6.000 produits, notamment dans les produits sucrés allégés, du type boisson gazeuse. Depuis plusieurs médecins, scientifiques et politiques accusent les autorités sanitaires européennes d'avoir fixé la dose journalière admissible d'aspartame, sans disposer d'études concrètes sur le sujet.
Plusieurs professionnels de santé ont lancé dernièrement un appel pour « déconseiller aux femmes enceintes de consommer quotidiennement des édulcorants intenses pendant la grossesse », jugeant que leur innocuité n'est pas suffisamment établie. « Nous assistons à une remise en cause du principe de précaution. Les industriels utilisent de nouveaux produits chimiques, notamment les édulcorants, alors que les tests scientifiques n'ont pas démontré leur innocuité pour la santé. Sur l'aspartame, il faut que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités », insiste le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste et membre du Réseau environnement santé (RES).
Des études incomplètes sur les risques
Après l'affaire du Mediator, le RES estime qu'il s'agit d'un « nouveau dysfonctionnement du système de sécurité sanitaire » et réclame que l'on baisse drastiquement la dose journalière autorisée (DJA). A l'heure actuelle, celle-ci est fixée en Europe à 40 mg/kg de poids corporel. Selon l'association, de nouvelles études font apparaître des risques, notamment pour la femme enceinte.
L'agence sanitaire européenne de l'alimentation (Efsa), qui définit les normes pour l'Europe, a reconnu ne pas disposer des études ayant servi à définir l'actuelle DJA de cet édulcorant. « Les agences de sécurité sanitaire ne remplissent pas leur mission », souligne André Cicolella, président du RES. Selon lui, l'Efsa se serait uniquement basée sur la décision de l'agence américaine pour l'alimentation (FDA), qui reposerait elle même sur des études qui n'auraient pas été effectuée « selon les règles ».
Des indications sur l'étiquetage
Le député PS Gérard Bapt, rapporteur de la mission Santé à la commission des Finances, a déclaré qu'il allait « opérer un contrôle » sur la manière dont l'agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a donné son accord pour fixer la dose « sur la base d'un avis européen non documenté ». L'élue européenne Corinne Lepage a quant à elle obtenu la prise en compte d'un amendement prévoyant la mention « contient de l'aspartame » sur l'étiquetage des produits concernés. De son côté, l'association internationale des producteurs d'édulcorant (Isa) s'est insurgée contre l'amendement envisagé par la Commission européenne qui ne repose, selon elle, sur « aucune justification scientifique » et qui peut, en revanche, « avoir un impact sur la confiance du public. »
Certaines maladies sont indispensables pour que le corps humain développe son système immunitaire. Et des bactéries (infectieuses) censées nous protéger de l'asthme ont été purement et simplement... éradiquées. Telles sont les conclusions d'une nouvelle étude scientifique. L'augmentation épidémique des maladies allergiques est généralement attribuée à la pollution atmosphérique, aux additifs alimentaires, au tabagisme... Mais, depuis plusieurs années, les scientifiques ont changé leur souris d'épaule (Lire aussi : "L'hygiène, source de maladies"). Et ils multiplient les études sur les effets néfastes de l'hygiène. Car au fur et à mesure des investigations, il s'avère de plus en plus nettement que le système immunitaire se développe d'autant mieux que son exposition aux agents infectieux est régulière et répétée. La maladie, meilleure amie de l'homme... L'asthme cloué au (H.) pylori Dans un récent article publié dans le Journal of Clinical Investigation (relevé par GuruMed), des chercheurs de l'Université de Zurich et du Centre médical universitaire de l'Université Johannes Gutenberg de Mayence viennent d'en rajouter une couche. L'augmentation de l'asthme pourrait être attribuée à l'éradication de la bactérie gastrique Helicobacter pylori (H. pylori) des sociétés occidentales. La moitié de la population mondiale serait porteuse saine de cette bactérie (comme beaucoup d'autres d'ailleurs). Mais, sous certaines conditions, le microbe peut entrainer des gastrites, des ulcères gastriques et duodénaux et des cancers de l'estomac. Les toubibs préfèrent donc ne pas prendre de risques et la bactérie est systématiquement combattue, outragée, brisée, martyrisée. Et H. pylori est souvent éliminée par des prescriptions d'antibiotiques préventives. Résultat : la bactérie est aujourd'hui quasiment éradiquée de nos sociétés "avancées". La santé ? Un truc de malade... Pour leur étude, les chercheurs ont injecté la grande méchante bactérie à une cohorte de gentilles petites souris. Lorsque les cobayes étaient infectés en bas âge, ils ont développé une tolérance immunologique à la bactérie, ne développant que quelques symptômes négligeables. Par contre, lorsque les souris étaient infectées à l'âge adulte, leur défense était beaucoup plus faible, et la maladie plus violente. Leur tendance à développer de l'asthme était aussi beaucoup plus importante. "L'infection précoce altère la maturation des cellules dendritiques et augmente la production de lymphocytes T régulateurs qui sont cruciaux pour la suppression de l'asthme", explique Anne Müller, chercheuse en cancer moléculaire à l'Université de Zurich. Pour l'expérience, des cellules T régulatrices ont ensuite été transférées à des souris non infectées ; elles ont alors bénéficié d'une protection efficace contre les asthmes d'effort. En revanche, les souris qui avaient été infectées dès le début ont perdu leur résistance à l'asthme lorsqu'on leur injectait des antibiotiques qui tuaient H. pylori. Selon le chercheur Christian Taube, spécialiste des maladies allergiques pulmonaires, ces nouveaux résultats confirment l'hypothèse que l'augmentation des asthmes allergiques dans les pays industrialisés est liée à l'utilisation généralisée d'antibiotiques et la disparition induite de micro-organismes qui peuplent le corps humain. Source : www.lesmotsontunsens.com . 4 juillet 2011 15:22, par Napakatbra |
